Concevoir des espaces verts compatibles avec une gestion « durable » de l’ environnement
Il s’agit de favoriser les espèces indigènes adaptées au milieu qui vont permettre une plus grande variété de paysages. Cette pratique possède le grand avantage de diminuer les coûts. Privilégier les espèces plus résistantes et moins exigeantes en entretien (exemple des plantes couvre-sols) s’avère en effet très économique.
De même, au lieu d’axer l’essentiel de la recherche esthétique sur la diversité des couleurs des espèces horticoles qui sont plus coûteuses, il est possible de favoriser les essences indigènes moins chères, rustiques et accueillant la biodiversité, tout en jouant sur la dynamique des peuplements et leur texture : mélanger les âges, jouer sur les textures en mélangeant les individus taillés ou non...
Parallèlement aux travaux de terrain, il est également important, au moins lors de la phase de lancement de la gestion différenciée, d’investir dans :
- la formation continue du personnel
- la sensibilisation et l’information de la population sur le concept de gestion différenciée
- l’acceptation de la nature spontanée et les modes d’entretien choisis par la commune
- la collaboration de tous les services impliqués dans la gestion des espaces verts.
La situation de chaque acteur étant particulière, il convient tout d’abord de signaler qu’il n’y a pas de recette unique. Chaque acteur doit avancer à son rythme, selon son budget propre, son personnel et ses objectifs.
