Le suivi et la réduction des pesticides est possible en envisageant l’aménagement différemment
La gestion différenciée permet aux gestionnaires de rencontrer les demandes des habitants et la protection de l’environnement local, tout en tenant compte des contraintes de gestion comme la limitation des budgets.
Une première étape consiste à faire un état des lieux quantitatif des espaces à entretenir. Plusieurs paramètres sont nécessaires comme la superficie, la localisation, l’aménagement existant, l’usage des lieux…
La seconde étape consiste à répartir le territoire en classes d’entretien allant de zones de grande tolérance à la nature spontanée à des zones d’un degré d’intervention plus élevé. Les moyens financiers libérés par cette gestion permettent en général de répondre aux besoins des zones de degré d’intervention plus élevé.
Il ne suffit plus de penser « techniques alternatives de désherbage », mais bel et bien de concevoir dès le départ l’espace de manière différenciée. Or, trop de projets sont encore conçus aujourd’hui sans tenir compte des coûts futurs d’entretien qui grèveront les budgets des responsables de ces espaces. Il faut penser, lors du choix des espèces, à l’entretien futur et à planter la bonne espèce au bon endroit.
